Déconfinement, ça se précise :

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La règle est stricte, et appliquée jusqu’au pied de la Botte. On ne peut monter dans un transport en commun, un train par exemple, que si on porte un masque (on les trouve désormais assez facilement à 0,50 € en pharmacie), des gants, et si on se soumet à un test de température. Les centaines de Méridionaux qui, depuis lundi, ont décidé de profiter de la sortie partielle du confinement pour regagner leur région, ont en plus une contrainte supplémentaire : se mettre en quatorzaine à domicile à leur arrivée.

En Calabre, par exemple, plus de 4 000 résidents sont rentrés pour la seule journée de lundi. 7 500 personnes sont déjà inscrites, auprès de la Protection civile régionale, pour pouvoir revenir. C’est le cas, après deux mois de confinement, de nombreux étudiants venant de Bologne ou de Milan, ou de travailleurs restés bloqués au nord. Un peu comme en Grèce, tout le sud de l’Italie a globalement suivi les consignes à la lettre. Les gens savent que nos hôpitaux n’ont pas les ressources suffisantes et on a réussi, grâce au confinement, à éviter le drame qu’ont connu les Lombards , explique Gianni, médecin généraliste à Naples. Mais c’est maintenant que cela se complique.

À Reggio de Calabre, la capitale régionale face à la côte sicilienne, il n’y a eu que 29 décès, liés au Covid-19, jusqu’ici. Beaucoup redoutent un renversement de tendance. À Lamezia Terme, un peu plus au nord sur le littoral calabrais, les autorités ont prédisposé des tests gratuits, facultatifs, pour permettre aux arrivants d’éviter la quatorzaine. Lundi, seuls une vingtaine de voyageurs ont accepté. C’est incompréhensible, s’énerve un peu Antonio Talesa, qui coordonne l’accueil des voyageurs. Des tas de gens nous prient de pouvoir faire un test, et ceux-là refusent et disent qu’ils rentrent chez eux. Lundi et mardi, environ 1 000 passagers ont toutefois accepté le test dans la région, soit à peu près une personne sur dix.

 Les craintes des industriels

La Calabre, qui a fait bande à part la semaine dernière en rouvrant bars et restaurants, n’est pas à une anomalie près. Et l’Italie offre un visage très insolite. La population est globalement très prudente, un peu partout. Les contrôles sont nombreux sur les routes, dans les aéroports, les gares routières, les trains. Les écoles sont fermées jusqu’en septembre et le personnel organise déjà la rentrée. Mais les responsables des régions, dotées de nombreux pouvoirs délégués en matière de santé, ont réagi souvent en ordre dispersé depuis deux mois. Avec des effets contrastés. La Vénétie, par une politique de tests systématiques, a évité l’embrasement de sa voisine la Lombardie. Les promenades sont limitées au seul périmètre communal en Sardaigne, provincial dans le Latium ou en Ligurie, régional en Toscane ou dans les Abruzzes.

En Romagne, à Rimini, la saison touristique s’annonce dramatique. De nombreux hôteliers subissent les pressions du crime organisé. Filippo Donati, président des hôteliers de la région, alerte sur le risque d’infiltrations de la mafia, qui lorgne depuis des années sur certaines activités commerciales . Plus au nord, les petites industries sont surtout inquiètes pour la relance. L’Italie est la deuxième industrie de la zone euro, derrière l’Allemagne, mais elle est à la fois plus affectée par l’épidémie et plus endettée. Giuseppe Marsia fabrique des sièges haut de gamme pour Ferrari et Mac Laren, pour les vaisseaux spatiaux aussi. Le risque, dit-il, c’est de voir la concurrence grignoter notre marché dans une période où l’Italie a souffert plus que d’autres. Cela vaut pour ce segment de qualité, et encore davantage pour toutes les filières.

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- si cet enfoiré de virus pointe le bout de son nez, tu tires sans sommations !

On connaissait le western spaghetti, en voici désormais une nouvelle version !

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- c'est ce pignouf avec un gros nez rouge là bas ?

Si on veut éviter des drames et des méprises, va falloir vite des portraits-robot !

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