en Bretagne c'est bien connu, on n'a pas de pétrole...

coif

mais on a des idées !

La suite, à poil ou pas ci-dessous et extrait du Télégramme : 

La coupe est pleine pour les commerces jugés non-essentiels. Contraintes à la fermeture, Aurélie et Justine, coiffeuses à Plérin, affrontent un deuxième confinement qui les laisse… à poil.

Soixante. C’est le nombre de clichés qu’Aurélie Jaffrot a dû prendre avant de se résigner à en envoyer un à son amie photographe pour le montage final. Pas facile pour cette coiffeuse « hyper pudique » de poser nue, même seule face à l’objectif. Mais le jeu en valait la chandelle pour la patronne du « Loft », sur les bords du Légué. À ses côtés, collée sur fond blanc, l’une de ses employées, Justine Dejardin. Les deux ont souhaité participer, elles aussi, au mouvement «#moncoiffeuràpoil », initié par un collègue havrais.

Mais le message se veut plus large et s’adresse à tous les indépendants, menacés de fermeture administrative à cause de ce nouveau confinement. À l’image de Justine, qui vient de déposer le bilan d’un salon qu’elle a bichonné quatre ans durant, avant d’être embauchée par Aurélie. Victime de la crise sanitaire, la jeune entrepreneuse de 27 ans ne « rentrait pas dans les cases » pour bénéficier des aides gouvernementales. « Derrière le mot « commerce », il y a des vraies gens, des vies en jeu et des familles à nourrir, lâche la propriétaire du Loft. Notre but, c’est d’éveiller les consciences et d’inciter les consommateurs à penser autrement ».

Aurélie tombe par hasard sur la photo de son confrère normand. « Ça m’a frappée tout de suite mais je ne me voyais pas le faire seule et je trouvais ça délicat de le proposer aux filles de l’équipe ». Mais rapidement, les grands esprits se rencontrent et Justine lui partage le cliché. « Qu’est-ce qu’on attend ? » Ni une ni deux, le duo se lance. Parce qu’« une image est plus parlante qu’un texte ». « Je suis plutôt pour le confinement, vu la situation dramatique dans laquelle on est, précise la patronne. Mais combien ont déjà morflé ? Allons-nous passer ce cap ? On ne sait pas de quoi est fait demain ».

« Je me suis donnée corps et âme, parfois au détriment de ma famille. C’est d’autant plus dur à accepter que tout puisse se casser la figure… »

Rapidement, les réactions pleuvent sur les réseaux sociaux. Du soutien en masse. Des commentaires moins sympas aussi, d’hommes « qui ont les idées dans la culotte » ou d’aucuns qui pensent que « se mettre à poil ne va rien changer ». « Mon mari ? Je l’ai prévenu une fois que c’était fait », se marre Aurélie. Qui a aussi briefé ses grands de 13 et 15 ans.

Mais la trentenaire est fière d’avoir passé le cap. « Ce métier, c’est une vocation depuis mes 12 ans. J’ai toujours rêvé d’avoir ma propre boutique. Je me suis donnée corps et âme, parfois au détriment de ma famille. C’est d’autant plus dur à accepter que tout puisse se casser la figure ».

coif2

- moi, après le brushing je vire le froc mais je garde la cravate...

un autre style ! Allez, musique pour me rappeler le temps où j'avais les cheveux longs...